Les Européens peu conscients des risques que représente la pneumonie

L’étude PneuVUE*, réalisée par l’équipe Santé d’Ipsos MORI pour le laboratoire Pfizer met en lumière le manque de connaissances des Européens concernant les moyens de prévention existant pour lutter contre la pneumonie et pointe le relatif désintérêt de la population vis-à-vis des risques que représente cette maladie. Le rôle de sensibilisation des professionnels de santé s’avère donc crucial pour favoriser un vieillissement en bonne santé des populations. 

En Europe, 3 millions de personnes sont atteintes de pneumonie chaque année et 1/3 d’entre elles doivent être hospitalisées. La pneumonie « communautaire » demeure ainsi l’une des causes les plus fréquentes de décès par infection en Europe. Les coûts pour la société liés au traitement de la pneumonie s’élèvent à près de 10 milliards d’euros chaque année. Paradoxalement, seuls 10% des adultes européens de plus de 50 ans sont actuellement vaccinés.

L’étude PneuVUE*, réalisée par l’équipe Santé d’Ipsos Mori (UK) pour le laboratoire Pfizer s’emploie à déterminer le niveau de sensibilisation des adultes à la pneumonie et leur attitude face aux méthodes de prévention, notamment la vaccination. 

CHIFFRES ET ENSEIGNEMENTS CLÉS DE L’ÉTUDE EN FRANCE 

Les résultats pour la France pointent du doigt le chemin qu’il reste à parcourir sur le sujet de la pneumonie et notamment sur les dimensions de connaissance et de prévention de cette maladie. 

  • 93% des adultes français savent ce qu’est la pneumonie mais seulement 47% pensent qu’elle peut être contagieuse
  • 95% pensent que la pneumonie est grave mais seuls 12% se disent préoccupés par le risque de l’attraper
  • 30% pensent que les accidents de la route entraînent un nombre plus élevé de décès que la pneumonie alors que le nombre de décès liés à la pneumonie est en réalité plus de 3,5 fois plus élevé


"Le bon niveau de connaissance générale des adultes masque en réalité un manque d’information et de sensibilisation important notamment sur l’aspect contagieux de certaines formes de pneumonie et les moyens à disposition pour s’en prémunir."

Luc Barthélemy, Directeur d’études chez Ipsos Public Affairs, expert en santé publique


 

Au sein des populations à risque (personnes de plus de 65 ans, fumeurs, personnes atteintes de maladies pulmonaires ou de maladies cardiaques), l’enquête met à jour la minimisation du risque individuel d’avoir un jour une pneumonie au sein de ces populations qui sont pourtant identifiées au global comme les groupes les plus vulnérables. Un transfert de risque qui peut notamment s’expliquer par le manque important d’information des adultes âgés sur les facteurs de risque de contracter cette maladie qui se traduit au niveau individuel par un sentiment de ne pas être directement concerné. 

  • 70% pensent que « la pneumonie peut uniquement être traitée et non prévenue »
  • Seuls 14% savent qu’il est possible d’être vacciné contre la pneumonie
  • 73% de ceux qui ont été vaccinés contre la pneumonie disent que leur médecin les y a incités
     

"Pour se prémunir d’une pneumonie, la vaccination n’est que faiblement citée au regard d’autres mesures anecdotiques alors qu’il s’agit d’un des moyens les plus efficaces pour s’en prémunir."

Luc Barthélemy, Directeur d’études chez Ipsos Public Affairs, expert en santé publique

*Étude réalisée de novembre 2015 à février 2016 auprès de plus de 9 000 adultes âgés de 50 ans et plus dans 9 pays.

Luc Barthélémy

Directeur d’études, Ipsos Public Affairs

Luc Barthélémy

Directeur d’études, Ipsos Public Affairs

Yves Morvan

Directeur de clientèle, Ipsos Healthcare

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