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PARIS

Les résultats du 1er tour

  Liste Nombre de voix Résultats 2001
(%)
Résultats 95
  LO 12 932 2,09 2
  LCR 7 363 1,19
  PT 3 093 0,50
  ext.g. 1 809 0,29
Delanoë Bertrand PS 193 726 31,31 37,3
  div.g 481 0,08
Contassot Verts 76 441 12,35 -
  écol. 4 785 0,77 -
Philippe Séguin Un.d 159 279 25,74 50,5 %
Jean Tiberi div.d 86 147 13,92
div.d 28 626 4,63
de Gaulle FN 21 500 3,47 10
Le Gallou MNR 13 908 2,25
  div. 8 688 1,40 -



Municipales : suivez la soirée électorale en direct sur Canal Ipsos

Ipsos en partenariat avec Vizzavi, Le Figaro, France 2, Europe 1 et Le Point, se mobilise pour vous donner au plus vite les résultats des élections municipales dans les principales villes test du scrutin.
Dès 19 heures vous connaîtrez une première estimation de la participation. Nous saurons alors si le record d'abstention de 1995 est battu.
Dès 20 heures, Ipsos donnera, grâce à un sondage sortie des urnes, une première tendance sur la capitale ainsi que les estimations des résultats dans neuf villes de France. 
Suivront à partir de 20h30, les estimations des grandes villes dont les bureaux ferment à 19 heures et 20 heures (Toulon, Lyon, Toulouse, Strasbourg) et les arrondissements clé de l'élection parisienne.

Quels sont pour chaque ville les enjeux et les forces en présence ? Quelles villes peut gagner la gauche ? Quelles villes peut reprendre la droite ? CanalIpsos fait le point ville par ville et vous offre un aide-mémo électoral pour vous permettre de suivre au mieux la plus complète de toutes les soirées électorales. Au total ce sont près de 600 correspondants dans une quinzaine de villes tests qui permettront aux équipes d'Ipsos d'évaluer ces résultats.

LES SONDAGES D'INTENTIONS DE VOTE
POUR CHAQUE ARRONDISSEMENT

Cliquez sur l'arrondissement qui vous intéresse :

XVIIème arrondissement : seule une triangulaire peut faire perdre la droite Ier arrondissement : touché par la vague rose IIème : la bonne implantation de Benoîte Taffin sera t-elle suffisante pour contrer la dynamique à gauche ? IIIème arrondissement : la gauche en force IVème arrondissement : bascule probable Vème arrondissement : le fief chiraquien vacille VIème : les divisions de la droite pourraient profiter à la gauche VIIème arrondissement : Martine Aurillac en route pour un nouveau mandat VIIIème arrondissement : la droite sans problème IXème arrondissement : atteint par la vague rose ? Xème arrondissement : réélection probable pour le maire sortant, Tony Dreyfus XIème : l'écrasante suprématie de Georges Sarre XIIème arrondissement : la gauche en bonne position XIIIème arrondissement : la gauche, majoritaire lors des derniers scrutins, devrait conquérir la mairie XIVème arrondissement : Nicole Catala en grande difficulté XVème arrondissement : Balladur menacé XVIème arrondissement : il restera à droite ! XVIIIème : l'écart se creuse en faveur de la gauche XIXème arrondissement : la gauche largement en tête XXème arrondissement : la gauche triomphante

De gauche à droite : Yves Contassot, Pierre Delanoë, Philippe Séguin, Jean Tibéri

 

Au-delà des sondages, l'historique du vote et la mécanique des sièges

Pierre Giacometti, directeur général d'Ipsos, dresse le tableau de la situation politique à Paris à la veille des municipales. Il montre notamment que les dernières enquêtes d'opinion, qui prédisent une victoire historique de la gauche, ne font que confirmer une tendance lourde engagée depuis 1995.

La série de sondages publiée à l'occasion des municipales aura été l'une des plus impressionnantes de ces dernières années tant par le bouleversement qu'elle décrit que par l'impact qu'elle a entraîné sur le climat de campagne. A ce titre, il est toujours intéressant de s'interroger sur ce qu'il serait advenu de la campagne, de la stratégie des acteurs, de la position de favori des uns et de la perception de la mauvaise campagne des autres, s'il n'y avait pas eu de publication de sondage. On se serait alors attardé sur l'historique du vote parisien de ces dernières années. Même si la question de la surestimation supposée de la gauche reste en suspens, les sondages d'intentions de vote ne font que décrire une tendance électorale qui plaide ces dernières années en faveur de la gauche. De la fin des années 80 aux élections municipales de 1995, la domination de la droite parlementaire a été pour la première fois mise à mal par la bonne santé électorale du Front National. Le double rendez-vous électoral de 1995 constitue la dernière référence dominatrice de la droite chiraquienne. Elle ne peut empêcher la gauche d'entamer alors sa progression, en témoignent les six arrondissements enlevés au 2ème tour. Depuis, c'est une lente érosion à laquelle on assiste. Le rapport entre gauche plurielle et droite parlementaire n'a jamais été aussi proche de l'inversion : 5 points d'écart au premier tour des législatives de 1997, 2,5 points aux élections régionales de 1998, à peine plus d'un point lors du scrutin européen de juin 1999. Bien sûr on objectera qu'un scrutin municipal peut garder sa spécificité, notamment au regard de la capacité de résistance des maires sortants. Mais la tendance est lourde. Paris ressemble d'abord à l'image d'une France urbaine qui depuis 6 ans a vu la gauche progresser. Ses nouveaux habitants, pour beaucoup actifs salariés issus des classes moyennes viennent à la marge renforcer le potentiel électoral de la gauche plurielle. Enfin, et c'est l'une principales inconnues du rendez-vous du 11 mars : plus les affaires seront au cœur du choix des Parisiens, plus le coup de fouet pourrait s'avérer brutal pour la droite, surtout dans l'hypothèse d'une forte abstention d'un électorat RPR-UDF, et au-delà chiraquien, qui, naguère participa au grand chelem de l'ancien maire de Paris (les deux victoires dans les 20 arrondissements de la capitale en 1983 et 1989).

Evolution du rapport de force à Paris depuis 1989
Cliquer sur l'icone pour l'agrandir

Du fait d'un mode de scrutin certes proportionnel mais qui sur-prime la liste vainqueur dans chaque arrondissement, le total des gains potentiels des XIIème, XIIIème et XIVème arrondissements aujourd'hui détenus par la droite est exactement équivalent au capital dont a besoin Bertrand Delanoë pour obtenir les 19 sièges (+6 dans les XII et XIV et + 7 dans le fief de Jacques Toubon) qui lui permettrait de donner à la gauche la majorité absolue au Conseil de Paris (82 sièges sur 163, contre 63 actuellement à gauche). Si un seul de ces 3 arrondissements décisifs bascule, la droite retrouve toutes ses chances. Jean-François Pernin, Jaques Toubon et Nicole Catala, maires sortants sont bien pour cette raison les acteurs décisifs d'un éventuel sauvetage de Philippe Séguin. La gauche peut en réalité gagner Paris avec au moins deux de ces trois arrondissements dans lesquels elle est devenue majoritaire en voix lors des consultations électorales ces dernières années. Elle dispose en effet d'autres réserves pour rattraper son retard actuel : des victoires possibles dans les IXème, Ier ou IVème arrondissements et même sans prétendre l'emporter dans des quartiers traditionnellement acquis à la droite, elle peut simplement se contenter de récupérer ici ou là quelques sièges consécutivement à sa seule présence au second tour (Vème, VII ème, XIII ème , XVème, XVII ème). Enfin si, au soir du 11 mars prochain, Pierre-Christian Taittinger était lui aussi obligé d'affronter la gauche au second tour dans le XVIème arrondissement, il y à fort à parier alors que tous ces comptes soient superflus : la gauche serait probablement alors en train de gagner à Paris une victoire historique.

Rapport de force arrondissement par arrondissement
Cliquer sur l'image pour l'agrandir

Pierre Giacometti
Directeur général d'Ipsos



Voir aussi

Une majorité de Parisiens souhaite voir Bertrand Delanoë à l'hôtel de ville
citéscope Ipsos-Libération
27 janvier

Analyse de la popularité de Philippe Séguin



Les autres sondages
"Paris-global"

Paris : l'électorat de droite désorienté par la stratégie de Philippe Séguin
Ipsos/Vizzavi - Le Point -France 2 - Europe1
1er février 2001

CSA-Le Parisien
4/01/01
(sur le site de l'institut CSA)

Tibéri pourrait
arbitrer
le duel Séguin-Delanoë :
Ipsos-L'Evénement
(octobre 2000)



Extraits des Forums de  CanalIpsos

-) Une décennie d'évolutions politiques à Paris
-) La crédibilité comparée Séguin-Delanoë selon l'ancienneté des électeurs
-) Le souhait de victoire à Paris selon l'ancienneté des électeurs



Scrutin

Le maire de Paris est élu par les 163 maires et conseillers d'arrondissements, répartis comme suit :

1°: 3 11°: 11
2°: 3 12°: 10
3°: 3 13°: 13
3 14°: 10
5°: 4 15°: 17
6°: 3 16°: 13
7°: 5 17°: 13
8°: 3 18°: 14
9°: 4 19°: 12
10°: 6 20°: 13

 



Au fil de la toile...

  • Les candidats

Bertrand Delanoé
Jean Tibéri

  • Paris

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