Un enfant sur dix a déjà joué au « jeu du foulard » ou à un autre jeu d’évanouissement

Un enfant sur dix a déjà joué au « jeu du foulard » ou à un autre jeu d’évanouissement

26 janv. 2012 - 

Le sondage réalisé par Ipsos pour l'APEAS évalue le niveau de pratique du "jeu du foulard" et autres jeux d'évanouissement chez les 6-15 ans. Le constat est inquiétant : malgré leur dangerosité, deux enfants sur trois connaissent au moins un de ces jeux, un sur quatre a déjà vu quelqu'un jouer, souvent à l'école, et un sur dix a même déjà essayé.


  • Près de deux enfants sur trois (63%) connaissent au moins un jeu d’apnée ou d’évanouissement : parmi les 14 « jeux » testés dans cette enquête, le « jeu du foulard » (51%) et le « jeu de la tomate » (34%) sont les plus connus. C’est à l’école primaire que la plupart des enfants entendent parler de ce jeu pour la première fois, essentiellement par l’intermédiaire de leurs copains (71% de ceux qui connaissent ces jeux).
  • Un enfant sur quatre (26%) a déjà vu quelqu’un jouer à ce jeu, essentiellement au sein de l’école. Ils sont encore plus nombreux (32%) à connaître quelqu’un qui y a déjà joué (qu’ils l’aient vu ou non).
  • Un enfant sur dix a déjà joué à un jeu d’apnée ou d’évanouissement : cette pratique est un peu plus le fait des garçons que des filles mais concerne toutes les tranches d’âge et tous les milieux sociaux.
  • Une pratique collective qui a lieu pour l’essentiel à l’école : la quasi-totalité des enfants qui ont joué à des jeux d’apnée ou d’évanouissement l’ont fait avec des copains (91%), souvent plus âgés. C’est à l’école (86%) qu’ils y ont joué, essentiellement dans la cour de récréation.
  • Un jeu que l’on pratique pour faire comme les copains mais aussi parce qu’on le trouve drôle et attirant : les principales raisons évoquées par les enfants ayant joué à ce jeu font référence à un phénomène de mode (50% voulaient faire « comme les copains »), mais pas seulement : 32% trouvent que ce jeu « est rigolo » et 16% y jouent car il « procure des effets particuliers, bizarres ».  
  • La majorité des enfants qui jouent à ces jeux n’ont pas conscience des risques qu’ils courent : ainsi, 51% n’ont pas le sentiment qu’en jouant à ces jeux, ils risquent de mourir, 63% qu’ils risquent d’abîmer leur cerveau, 73% qu’ils peuvent convulser et 75% rester handicapé. Seule la conscience de pouvoir s’évanouir (60%) ou de ne plus pouvoir reprendre leur souffle (59%) leur vient à l’esprit, mais c’est peut-être aussi ce qu’ils recherchent. Les conséquences graves (mort, séquelles importantes) sont quant à elles assez largement méconnues.
  • A l’inverse, les enfants qui n’ont jamais joué à ces jeux sont conscients des dangers : 82% n’y ont jamais joué car ils trouvent ce jeu « très dangereux » (c’est la principale raison invoquée) et la très grande majorité d’entre eux sait que ceux qui s’adonnent à ces pratiques risquent de mourir (93%), de faire arrêter leur cœur (84%) ou encore d’abîmer leur cerveau (76%).

     

Fiche technique

Enquête réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 1 012 enfants âgés de 6 à 15 ans, interrogés du 29 novembre au 8 décembre 2011, via le panel online d’Ipsos. Méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne de référence du foyer, région et catégorie d’agglomération).



Christelle Craplet
Directrice d’études (Pôle Opinion) Ipsos Public Affairs
christelle.craplet@ipsos.com

Emilie Rey-Coquais
Chargée d'études sénior Ipsos Public Affairs




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