Bruno Bourdon
Directeur Général, Ipsos Marketing QUALI
Bruno Bourdon dirige l’activité Quali d’Ipsos Marketing qui est l’un des leaders sur le marché français. A ce titre, il est notamment responsable du développement et de la valorisation de l’offre (off-line et on-line), ainsi que du management d’une équipe d’une trentaine de collaborateurs qui interviennent, en France mais surtout à l’international, auprès des principaux acteurs de l’univers des services et de la grande consommation.
Littéraire et philosophe de formation, Bruno Bourdon a développé une grande expertise dans les problématiques d’audit et de bilan prospectif de marques, ainsi que dans les approches à caractère ethnologique et sémiologique, particulièrement dans les secteurs des services (univers automobile, bancaire), du BtoB et du luxe. Il s’est également spécialisé dans les problématiques de marketing écologique avec notamment la mise en place d’un Observatoire dédié à cette question.
QUALI > une communauté pour mieux comprendre les jeunes
15/11/2011Ipsos lance une communauté de 100 jeunes âgés de 15 à 25 ans, accessible en multi-souscription. Pendant une période d’un an, Ipsos cherchera à mieux comprendre la fameuse génération ‘Y, cible aussi mouvante qu’influente et à qui il est souvent difficile de s’adresser.
Comprendre et cibler efficacement les 15-25 ans
03/11/2011Comprendre et cibler efficacement les jeunes. Tel est l'objectif de whY, la nouvelle communauté on line des 15-25 ans d'Ipsos Marketing Quali.
Bruno Bourdon, Directeur Général, Ipsos Marketing Quali nous en dit plus.
De l'éco-scepticisme à l'écologie positive : comment regagner la crédibilité du consommateur ?
06/04/2011Face à la surenchère de messages écologiques non différenciés de la part de l’ensemble des autorités, dont les annonceurs, que reste-t-il de la crédibilité du consommateur et par quoi passe-t-elle aujourd’hui ? C’est le propos de cette enquête transversale menée auprès de consommateurs de sensibilité écologique dans le cadre d’entretiens ethnographiques.
L’écologie y apparaît de plus en plus comme une valeur dont les consommateurs cherchent à comprendre le sens à travers :
- d’une part, de grand enjeux (le réchauffement climatique, la biodiversité …) qui semblent de plus en plus lointains et abstraits et qui contribuent à l’installation dans l’opinion d’une certaine forme d’éco-scepticisme.
- d’autre part, des pratiques au quotidien, les fameux « éco-gestes » qui continuent de progresser et de se diffuser, même s’ils font le plus souvent figure de goutte d’eau dérisoire.
« L’étude montre qu’il y a urgence à reconnecter enjeux et pratiques et à promouvoir une « écologie positive », écologie à laquelle on adhère de plein gré, parce qu’on la comprend et qu’on en perçoit l’intérêt, mais qui cesse d’être imposée par le seul levier de l’urgence et de la mauvaise conscience », commente Bruno Bourdon, Directeur Général d’Ipsos Marketing Quali.
Comment être visible et crédible sur la question écologique ?
24/02/2011Le département Quali d’Ipsos Marketing lance un Observatoire du Marketing Ecologique, étude qualitative en multi-souscription, dont l’enjeu est relativement simple : comprendre comment les consommateurs vivent, accueillent et s’approprient les multiples actions, positions et communications d’annonceurs pour qui le discours écologique est aujourd’hui devenu un passage obligé. Cette étude dont le dispositif méthodologique est centré sur des entretiens ethnographiques à domicile et sur une analyse sémiologique voit émerger, dans un contexte de crise de confiance et de scepticisme de plus en plus palpable, un modèle de consommation dans lequel le consommateur est à la fois en attente de preuves de la part des marques mais aussi de bénéfices concrets pour soi et ses proches. Hier valeur abstraite, acceptée sans être questionnée, l’écologie est devenue aujourd’hui pour les consommateurs, un signe auquel il faut donner sens et, pour les entreprises, une dimension qui doit être étroitement liée et connectée à l’ensemble des composantes de l’offre.
La fin des discours culpabilisants
La communication « verte » s’était développée ces dernières années sous un mode culpabilisant, angoissant et injonctif. Cet « impératif écologique », relayé massivement par la sphère médiatique et politique, a installé la thématique sur fond de catastrophisme et d’urgence à agir afin de répondre à de grands enjeux (réchauffement climatique, biodiversité, etc.) qui semblent de plus en plus dépasser l’individu
Quel contenu pour la valeur « écologie » ?
Face à cette injonction, les « éco-gestes » se sont largement diffusés et développés, mais sans que l’on n’en comprenne toujours le sens, la portée ou même simplement l’utilité. Noyés sous une masse d’informations parfois contradictoires, les consommateurs doutent désormais et ne savent plus comment agir, ni quelles pratiques adopter.
Cela se traduit par une volonté de donner du sens à l’écologie au travers d’une consommation plus réfléchie et plus raisonnée (par ex. par le développement de modes de consommation alternatifs et collectifs, plus proches de la terre et du vivant), voire reconnectée à la notion de plaisir.
Les entreprises : rendre l’écologie tangible…
Dans ce contexte, où la confusion est grande et le manque de repères évident, les attentes envers les entreprises sont particulièrement fortes (54% des français considèrent qu’elles n’en font « plutôt pas assez »).
En fait, les consommateurs considèrent qu’elles ont un véritable rôle à jouer à deux niveaux :
- d’une part en contribuant à la progression du niveau d’information général et en rétablissant un lien logique entre les petits gestes du quotidien et les grands enjeux planétaires, ceci afin de redonner sens et contenu à la valeur « écologie ».
- d’autre part, en favorisant la diffusion des pratiques à caractère écologique grâce à des produits ou des services porteurs de bénéfices concrets pour les utilisateurs
Mieux informés et mieux accompagnés dans leurs pratiques, les consommateurs pourraient ainsi se réapproprier une « écologie » à laquelle ils ont envie de croire, mais qui semble aujourd’hui souvent lointaine et toujours abstraite.
… tout en construisant une relation symétrique avec le consommateur
Ces enseignements nous ont amenés à établir des recommandations très opérationnelles sur la façon dont les entreprises peuvent convaincre et séduire les consommateurs.
Ces recommandations, appuyées par des exemples de communication précis, mettent notamment en évidence la nécessité de construire en communication une relation symétrique (de type BtoB) avec le consommateur, basée sur la transparence et l’engagement.
Les produits éco-conçus : maximiser les bénéfices, minimiser les contraintes !
Pour ce qui est des produits, là encore, le besoin de bénéfices tangibles et de preuves est bien présent et nous avons pu identifier un ensemble de règles qui expliquent à quelles conditions se fera ou non l’adhésion des consommateurs. En fait, ceux-ci acceptent de moins en moins que des produits supposés écologiques soient vecteurs de contraintes ou d’efforts supplémentaires. Si les consommateurs veulent, encore et toujours, que leur soient expliqués les bienfaits pour la planète ou la société, ils ont également besoin d’en percevoir l’intérêt pour eux et leur famille.
En somme et à travers ce double besoin d’explication et d’imbrication, on comprend que l’écologie n’est pas une valeur abstraite qui pourrait être greffée sur une stratégie marketing, mais qu’elle elle doit être pensée comme une dimension structurante des produits et de l’offre d’une marque ; en ce sens, elle propose aujourd’hui et plus que jamais un formidable défi aux industriels !
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Bruno Bourdon
Directeur Général, Ipsos Marketing Quali
bruno.bourdon@ipsos.com
Delphine Cohen
Chargée d’études senior, Ipsos Marketing Quali
delphine.cohen@ipsos.com
QUALI > observatoire du marketing écologique
17/12/2010Développer un discours écologique est devenu un passage obligé pour les annonceurs, mais c’est un passage à haut risque car les consommateurs ont tôt fait de mettre à distance les pratiques qui ne relèvent selon eux que d’un simple green washing. En savoir plus.
