Et si on se réconciliait avec notre ventre ?

Et si on se réconciliait avec notre ventre ?

24 juill. 2012 - 

Les Français entretiennent une relation ambivalente avec leur ventre. Souvent objet de complexe ou désinvesti, 41% d’entre eux avouaient, en 2011, ne pas avoir envie de l’aimer ! Pourtant, aimer son ventre n’est-ce pas s’aimer soi-même ? La recette du bien-être ne consiste-t-elle pas à porter un regard apaisé et conciliant sur cette partie de notre corps et lui accorder toutes les attentions qu’il mérite ? Eléments de réponse avec cette deuxième vague du baromètre Ipsos-Santé/Activia "Bien dans son ventre 2012".


Bedon, bidou, bedaine, brioche, bidounet, le petit nom donné au ventre par les Français reflète l’ambigüité des sentiments qu’ils lui portent. En 2011, 56% d’entre eux estimaient se sentir bien ou plutôt bien dans leur ventre, mais pour 57%, il restait le premier objet de complexe. En 2012, on note que le regard porté sur lui est différent selon que l’on évoque son propre ventre ou celui de son conjoint… et selon l’âge et le sexe des personnes interrogées. Le besoin d’agir pour se sentir mieux dans son ventre reste présent, sport, alimentation, vêtements, des solutions existent ! Un constat rassurant quand on sait que pour 66% des personnes interrogées, être mieux dans son ventre permet de se sentir mieux dans sa tête.

Mon ventre : je t’aime moi non plus

Un regard exigeant

Le regard porté sur son propre ventre est sévère, voire tyrannique, marqué par une forte évolution générationnelle mais beaucoup plus décomplexé chez les jeunes et les hommes, les résultats du baromètre « Bien dans son ventre en 2012 » le prouvent.

Dépendant du miroir de l’autre

La bienveillance du regard de « l’autre » conjoint, famille, ami est un élément important dans la perception positive que l’on a de cette partie du corps. Un tiers des Français indique avoir déjà reçu des compliments sur leur ventre et principalement de leur conjoint (23%), de leur famille (13%), d’un ou d’une amie (12%).

L’âge d’or: la jeunesse et la grossesse

Positif durant l’enfance et l’adolescence, exceptionnellement favorable lors de la grossesse, le regard sur son ventre se complexifie à l’âge adulte.

36% des Français apprécient leur ventre à l’adolescence et 43% pendant la grossesse (53% chez les 35-54 ans). Rien d’étonnant à cela quand on sait que pour 44% des personnes interrogées, le ventre symbolise la maternité. En revanche, ils ne sont plus que 24% à l’aimer à l’âge adulte.

Marquant cette ambivalence, 1/3 des personnes interrogées affirment qu’aujourd’hui leur ventre est source de sentiments négatifs et seulement 16% une source de sentiments positifs.

Fait notable, les hommes sont les plus nombreux à affirmer n’avoir jamais eu de complexe avec leur ventre ou, au contraire, à l’avoir apprécié tout le temps !

Ton ventre : c’est comme ça que je l’aime

Positif et tendre tel est le regard posé par la majorité des interviewés, notamment les plus jeunes, sur le ventre de leur conjoint.

Ils en apprécient surtout la douceur (pour 34%), le confort (19%), certains le trouvent beau (19% des 16/34 ans), voire l’adorent ! (20% des 16/24 ans).

28% des Français affirment à propos du ventre de leur conjoint « C’est son ventre et c’est comme ça que je l’aime ».

Un bémol cependant, 28% apprécieraient que leur conjoint perde un peu de ventre… Un souhait plus fortement exprimé chez les femmes (33%).

Les choses se gâtent après 50 ans

La perception de son propre ventre ou de celui de son conjoint devient négative après 50 ans. Ainsi, 81% des retraités avouent n’avoir jamais reçu de compliments sur leur ventre, 50% des 55-64 ans et 56% des retraités indiquent ne rien apprécier en particulier dans le ventre de leur conjoint (à comparer à 37% en moyenne sur l’ensemble des interviewés) et 37% des 55-64 ans aimeraient qu’il perde un peu de ventre…

Le ventre, au carrefour du beau et du bien-être

Le ventre véhicule une symbolique très forte, au carrefour de ses fonctions et de sa valeur esthétique.

Il reste le symbole de la maternité pour 44% des personnes interrogées et du « bien manger » pour un tiers d’entre elles (à noter : 44% chez les hommes).

C’est le matin au lever que l’on se sent le mieux dans son ventre (37%) et l’on associe un ventre serein comme un ventre sans problèmes de transit pour 54% de la population française et aussi sans douleurs et sans ballonnements.

C’est également un fort symbole esthétique (27%), notamment chez les jeunes (35% des 25/34 ans).

C’est donc tout naturellement à l’approche de l’été (27% mais 37% chez les 16-24 ans), quand on a envie de plaire et de se sentir bien (21%) ou alors lorsqu’on se sent ballonné (21%, mais 26% des 55-64 ans), que l’on fait le plus attention à son ventre.

L’écart entre l’appréciation bienveillante portée sur le ventre de l’autre et la sévérité de la perception de notre propre ventre est riche d’enseignements. Il est significatif du regard que nous posons sur nous-mêmes : rejeter son ventre n’est-ce pas ne pas s’aimer soi-même ? Changeons notre regard sur lui et apprenons à l’aimer, il nous le rendra bien !

Pour que mon ventre sourie

Centre de gravité, centre énergétique, le ventre influence l’ensemble de notre organisme. Il est aussi le baromètre de nos humeurs. Prendre soin de son ventre représente, sans nul doute, le premier pas vers un état de  bien-être global.

Que faire au quotidien ? Privilégier une alimentation équilibrée, riche en fibres, yaourts, boissons drainantes, pour 48% des personnes interrogées, le port de vêtements adaptés, souples et amples, sans ceinture (38%) ou encore le sport, yoga, abdos, sports aquatiques (35%) et enfin la détente, respiration, bain, massage, étirements (18%).

Nathalie Mondoloni
Directrice d'Etudes Ipsos Marketing
Nathalie.Mondoloni@ipsos.com



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Rapport d'enquête : Bien dans son ventre 2012 Télécharger le document