Changer le regard porté sur la jeunesse et son devenir

À l’occasion de ses 10 ans, la Fondation Pfizer dresse un bilan de ses actions menées avec Ipsos pour la santé et le bien-être de l’enfant et de l’adolescent.

« Depuis 10 ans, la raison d’être de la Fondation Pfizer est de conduire les adolescents vers l’âge adulte dans les meilleures conditions médicales, psychologiques, affectives et socio-professionnelles pour in fine les aider à mieux s’épanouir. Toutes nos actions menées durant cette décennie, notamment grâce à l’aide de notre partenaire historique, la Direction Générale de l’Enseignement Scolaire (DGESCO), ont visé à favoriser l’émergence de nouvelles pistes de réflexion, la prise de conscience et le dialogue avec la société sur des questions souvent insuffisamment traitées, parfois taboues. Ce colloque est l’occasion pour nous tous, communautés scientifique, médicale et éducative, de faire un bilan sur les apports de 10 ans de travaux, de propositions et de solutions concrètes et innovantes apportées par la Fondation Pfizer », déclare le Professeur Philippe Jeammet, président de la Fondation Pfizer.

LE BIEN-ÊTRE DES ADOLESCENTS AU CŒUR DES PRIORITÉS DE LA FONDATION PFIZER

Pendant ces 10 années, la Fondation Pfizer et Ipsos ont pris le pouls du moral des 15-18 ans en demandant notamment à Ipsos Santé de réaliser, chaque année, un baromètre Bien-Être des adolescents et des enquêtes originales en confrontant la perception des adolescents avec celle des adultes sur différents thèmes comme le sommeil, les comportements à risque, l’amour...

Les baromètres ont permis, entre autres, de constater que les adolescents vont bien et qu’il s’agit d’un phénomène stable et observé depuis plusieurs années :

  • 86% des jeunes savent à qui s'adresser en cas de difficultés personnelles (1) (vs. 85% en 2009)
  • 84% peuvent facilement parler avec leurs parents contre 87% en 2009
  • 78% des 15-18 ans ont beaucoup d’amis contre 79% en 2009
  • 72% se sentent bien à l’école (vs. 67% en 2009)
  • 72% sont le plus souvent satisfait(e)s de ce qui leur arrive (contre 70% en 2009)

 

Certains indicateurs de mal-être et de pression tendent même à diminuer :

  • 47% des jeunes se sentent souvent sous pression contre 52% en 2009
  • 30% sont mal dans leur peau (vs. 32% en 2009)
  • 25% ont des difficultés à aller vers les autres (vs. 27% en 2009).

 

« Nous avons aujourd’hui une bipolarisation que l’on ne voyait pas il y a 10 ans, à savoir que nous avons des adolescents qui vont de mieux en mieux et, en même temps, des jeunes qui sont en très grande difficulté. Les adolescents qui vont très mal sont confrontés à des difficultés familiales marquées par des problèmes relationnels entre les parents, entre les parents et les enfants, ou encore de la violence ce qui ne permet pas à ces jeunes de retrouver le chemin du bien-être », explique Marie Choquet, directrice de recherche émérite à l’unité de santé des adolescents de l’INSERM, psychologue, biostatisticienne et épidémiologiste.

Les baromètres ont également permis d’observer, au fil des ans, une convergence des perceptions des adolescents et des adultes sur le bien-être des 15-18 ans. « L’écart de perception du bien-être des adolescents par les jeunes et par les adultes était très important il y a quelques années. Les professionnels de santé étaient en effet très inquiets sur l’adolescence ; les parents, un peu moins mais  davantage que  les jeunes. Aujourd’hui, les adultes ont une meilleure perception du bien-être des adolescents », ponctue Marie Choquet.

« ÊTRE ADOLESCENT AUJOURD’HUI » : DES 15-18 ANS TRÈS INFORMÉS SUR LEUR ENVIRONNEMENT ET AU FORT SENTIMENT DE COMPÉTITION

Lors de la première table ronde du colloque de la Fondation Pfizer, les experts échangeront sur le thème « Être adolescent aujourd’hui » et dresseront un bilan des actions menées par la Fondation Pfizer telles que les Forums Adolescents et les projets « Prévention ado : tout un scénario ». En marge de ces événements et en complément des baromètres santé, Ipsos Santé a également mené des enquêtes spécifiques, pendant 10 ans, qui ont apporté une matière riche et inédite sur le vécu des adolescents de 15 à 18 ans.

Pour Marie Choquet, les jeunes d’aujourd’hui « savent beaucoup plus de choses et sont conscients de ce qui se passe dans le monde, notamment avec Internet et les Nouvelles Technologies d’Information et de Communication (NTIC). Cet apport de connaissances a tendance à les inquiéter. L’investissement scolaire est également un changement profond d’avec la génération précédente. Les jeunes ressentent la nécessité absolue de réussir ; le stress a d’ailleurs beaucoup augmenté (NDLR : 47% des jeunes se sentent souvent sous-pression en 2014 contre 35% en 2005). Cette exigence de résultats se retrouve également dans les loisirs. Dès lors, les périodes où les jeunes peuvent s’amuser sans avoir de contraintes sont relativement plus réduites. Les adolescents vont donc chercher une compensation et adopter plus de comportement à risque comme boire de l’alcool, fumer du cannabis… »

LA PAROLE DONNÉE AUX JEUNES DEPUIS 10 ANS

A travers ses Forums Adolescences et ses projets « Prévention ado : tout un scénario » menés en partenariat avec la DGESCO, la Fondation Pfizer a offert une tribune libre aux adolescents depuis 10 ans. Pour « Prévention ado, tout un scénario », les jeunes sont devenus acteurs de leur prévention. Ils ont pu réfléchir sur des thèmes qui les concernaient de près, les intéressaient ou les inquiétaient tels que le sommeil, le rapport au corps, les comportements à risque… et écrire les messages de prévention sur le thème choisi à travers un scénario. 

« Lorsque les adultes donnent la parole aux jeunes, ils la prennent très bien. Ils sont responsables et beaucoup plus conscients et adultes que ce que leurs aînés croient. Ils savent construire et se savoir construire leur permet d’entrevoir ce qu’ils peuvent faire par ailleurs. », insiste Marie Choquet.

10 ANS D’APPORTS SCIENTIFIQUES UNIQUES SUR LES CONSÉQUENCES PSYCHOLOGIQUES, FAMILIALES ET SOCIO-PROFESSIONNELLES DE LA MALADIE SUR LES JEUNES ET SON ENTOURAGE

Depuis sa création, la Fondation Pfizer a soutenu 91 projets de recherche dont les deux tiers concernent des maladies psychologiques ou des troubles alimentaires  et 4 études de cohortes abordant le devenir de 4 000 adultes ayant souffert de maladies graves et chroniques (cancer, diabète, rhumatologie et transplantation rénale) dans leur enfance ou adolescence. Ces dernières portant sur des items médicaux, psychologiques et socioprofessionnels n’avaient jamais été initiés en France, ni de façon si approfondie à l’étranger. « Ces études de cohortes ont permis de constater que les enfants ou adolescents ayant eu une maladie grave ou chronique ont un développement intellectuel proche de la normale et de celui des enfants du même âge. Par contre, beaucoup de ces enfants souffrent de discrimination et ont aussi des problèmes d’adaptation à la vie sociale. Donc, il est indispensable de prendre en charge ces enfants », affirme Gérard Bréart, professeur de Santé publique à l’Université Pierre et Marie Curie, membre correspondant de l’Académie de Médecine et membre du Conseil Scientifique de la Fondation Pfizer.

« Sous l’impulsion des deux présidents de la Fondation Pfizer, le Pr Claude Griscelli puis le Pr Philippe Jeammet, la Fondation a pu financer un certain nombre d’études qui portaient sur des aspects psychologiques et sociologiques  du devenir des enfants  atteints des pathologies graves alors que jusqu’à présent, les scientifiques s’intéressaient d’abord aux aspects médicaux. Il est donc essentiel de  continuer à financer ce genre d’études et de mettre en place des travaux, des actions de prévention pour limiter les conséquences de ces pathologies graves et chroniques », explique Gérard Bréart. 

 

LES CHIFFRES CLÉS IPSOS ET LA FONDATION PFIZER

L’APPORT A LA RECHERCHE 
Les appels à projet :

  • 91 projets de recherche soutenus
  • Ces projets sont conduits sur une durée de 1 à 3 ans par des équipes de recherche

 

Les cohortes :

  • 4 études de cohortes : cancer, diabète, rhumatologie et transplantation rénale

 

LA PAROLE AUX ADOLESCENTS en partenariat avec la DGESCO 
Les forums adolescences de 2005 à 2012 :

  • 8 Forums Adolescences nationaux et 60 Forums en région
  • Près de 7 000 adolescents mobilisés
  • Plus de 200 experts sollicités

 

Les projets « PREVENTION ADO : TOUT UN SCENARIO » de 2013 à 2015 :

  • 300 lycéens – 10 académies – 15 lycées y ont participé
  • 2 scénarii de prévention « coup de cœur des Jurys » et tournés dans un film réalisé par la Fondation, « La Meute » (2014) et « Les Moutons » (2015).
  • Une vidéo présentant la démarche est disponible ICI 

 

DES ENQUETES ORIGINALES 

  • 8 enquêtes annuelles originales et 8 baromètres mesurant le bien-être des adolescents, réalisés avec Ipsos 

 

(1) Etude Fondation Pfizer/Ipsos Santé réalisée auprès de 801 adolescents âgés de 15 à 18 ans interrogés Online – du 14 au 23 octobre 2014.

Luc Barthélémy

Directeur d’études, Ipsos Public Affairs

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