Domicile, lieux publics, espaces de télétravail, entreprise… plus de 70% des cadres français multiplient les lieux de travail !

Flexibilité du travail, idées reçues sur le télétravail, attentes fortes en matière d’outils de collaboration à distance, aspirations de la génération Y… Le 1er Observatoire des Evolutions des Modes de Travail Distant Arkadin, réalisé par Ipsos, dévoile la manière dont les cadres du secteur privé travaillent aujourd’hui et leurs aspirations pour demain.

Aujourd’hui, 65% des personnes interrogées aspirent à davantage de souplesse dans l’organisation de leur journée de travail. Une flexibilité que l’on observe déjà, avec la multiplication des lieux de travail, puisque 74% des cadres travaillent depuis 2 lieux et plus.

 

I. Un constat : contrairement aux idées reçues, le télétravail n’est pas le seul mode de travail distant !

Même si le domicile arrive en tête des lieux distants, près de trois quarts (74%) des personnes interrogées travaillent souvent ou parfois depuis plusieurs endroits.

 

43% des cadres du secteur privé déclarent en effet travailler depuis au moins 3 lieux différents, parmi lesquels :

  • Leur domicile (59%)
  • Une entreprise autre que la leur (39%) (client, partenaire, fournisseur…)
  • Un lieu public comme une salle d’attente, un restaurant, les transports etc. (27%)
  • Des espaces dédiés au télétravail, comme les espaces de co-working ou les bureaux de passage (21%)

Une tendance qui touche la grande majorité des cadres, quel que soit leur sexe (74% des hommes et 74% des femmes interrogées) ou leur âge (73% des jeunes et 73% des 50 ans et plus), même si elle s’affirme davantage chez les cadres administratifs et les commerciaux d’entreprise.

 

Une majorité des cadres interrogés utilise désormais au moins une fois par mois dans le cadre professionnel :

  • Un outil collaboratif de partage de documents par internet en temps réel (62%)
  • Des conférences téléphoniques (57%)
  • Une messagerie instantanée ou chat (52%)

Si la pratique des visioconférences est un peu moins fréquente (38% en réalisent une au moins une fois par mois ; 31% le font moins souvent et seulement 31% jamais), les réseaux sociaux d’entreprise demeurent l’outil le moins utilisé (32% les utilisent au moins une fois par mois ; 11% moins souvent et 57% jamais).

 

Les outils de collaboration à distance, plébiscités pour leur impact très positif

Pour 90% des cadres qui l’utilisent, l’impact des outils collaboratifs de partage de document par internet en temps réel est positif (dont « très positif » pour 35% d’entre eux). Ils se montrent également convaincus par l’efficacité de la conférence téléphonique et la visioconférence (respectivement 85% et 83% de ceux qui y ont recours jugent leur impact bénéfique).

Les bénéfices liés à l’utilisation de messageries instantanées ou encore de réseaux sociaux d’entreprise sont également majoritairement soulignés (respectivement par 73% et 62%) mais font un peu plus débat : respectivement 8% et 11% jugent que ces outils ont un impact négatif sur leur efficacité professionnelle et respectivement 19% et 27% qu’ils n’ont pas d’impact.

 

 

DECRYPTAGE PAR JEAN-BENOIST MIECAZE, VP PRODUIT & MARKETING ARKADIN

    Nous avons été frappés par le retour des cadres quant à la multiplication de leurs lieux de travail. Dès lors, on comprend mieux leur consommation croissante d’outils de collaboration à distance, tels que la visioconférence, la messagerie instantanée ou encore les conférences téléphoniques. Ceux-ci répondent aux nouveaux enjeux des cadres, et les changements qu’ils entraînent sont voulus et non pas subis.
S’il était encore inimaginable il y a quelques années de se passer de réunions physiques pour travailler efficacement, les freins liés à l’utilisation de certains services de collaboration à distance ont été levés. Les cadres sont désormais convaincus de leur pertinence et souhaitent même les voir se développer encore davantage ! 

                                                                                                                 

 

 

  • 84% des jeunes cadres se servent d’outils de collaboration à distance, tandis que la moyenne se situe à 62%.
  • 64% de jeunes cadres utilisent au moins une fois par mois la messagerie instantanée (vs 52% en moyenne)
  • 61% d’entre eux utilisent la conférence téléphonique (vs 57% en moyenne)
  • 41% d’entre eux utilisent la visioconférence (vs 38%)
  • Enfin, 35% d’entre eux utilisent les réseaux sociaux (vs 32%)

 

II. Management et travail distant

 

Aujourd’hui, place aux collaborations transversales avec le travail en mode projet

64% des cadres du secteur privé déclarent travailler aujourd’hui davantage en mode projetc’est-à-dire de manière transversale en associant différentes personnes sans lien hiérarchique.

Ce mode de fonctionnement s’impose donc progressivement dans les entreprises et particulièrement chez les cadres administratifs et commerciaux d’entreprise (71% travaillent de plus en plus de cette manière) et se retrouve dans les structures de taille importante (71% des cadres des entreprises de 250 salariés et plus).

Désormais, seuls 8% des cadres du secteur privé déclarent ne pas travailler en mode projet (15% des 50 ans et plus et 15% des cadres d’entreprises de moins de 50 salariés).

 

 

 

Si le travail collaboratif à distance connait un tel développement, c’est aussi parce qu’il répond aux attentes des cadres !

Ceux-ci y voient en effet des avantages majeurs :

  • Eviter de perdre du temps dans les trajets (72% le citent parmi les deux avantages principaux). La réduction du temps de trajet répond elle-même à des aspirations plurielles : gagner en efficacité professionnelle, réduire l’impact écologique de ses déplacements, disposer de temps pour soi, d’une meilleure qualité de vie…
  • Mieux concilier vie professionnelle et vie personnelle (37%). Il s’agit d’un point de vue qui est presque autant partagé par les hommes (36%) que par les femmes (38%), signe que les mentalités évoluent.
  • Un meilleur partage des informations (36%)
  • Travailler de manière plus efficace que dans une réunion physique (18%).

 

Et demain ? Toujours plus de souplesse plébiscitée

Le développement de la souplesse dans l’organisation de sa journée est primordial pour les dix années à venir pour 65% des cadres interrogés.

Loin d’être une aspiration féminine, (70% d’entre elles y sont sensibles), c’est aussi la première attente des hommes (63%) !

Leur deuxième attente porte sur les moyens de renforcer cette flexibilité, avec le développement souhaité des outils de collaboration en ligne (mobiles, vidéos, partage de documents, réseaux sociaux d’entreprise…). Ils sont ainsi 37% à les citer parmi leurs deux principales attentes pour les années à venir, devant le travail en mode projet (24%) et la mobilité (22%).

La mobilité n’arrive qu’en 4ème position (22% en moyenne) et est davantage attendue par les 18-29 ans (27% d’entre eux).

Pour les 30-39 ans, il s’agit d’une envie forte, (24% d’entre eux y aspirent), qu’ils placent au même niveau que le travail en mode projet (23%) !

 

Pouvoir travailler à distance… comme au bureau : une attente forte pour près de la moitié des cadres

 

L’engouement pour les moyens de collaboration à distance est tel que les cadres estiment que la chose qui leur serait le plus utile lors de leurs déplacements serait de disposer de tous leurs outils de bureau (48%). Un chiffre qui renforce l’importance de la place des communications unifiées au sein de l’entreprise de demain.

Pouvoir travailler à plusieurs et à distance sur un même document via internet et avoir la possibilité de démarrer très facilement une visioconférence depuis leur ordinateur, tablette ou smartphone ne viennent qu’en second plan (respectivement 25% et 21%). Enfin, seulement 6% des personnes interrogées aspirent à voir systématiquement leurs interlocuteurs lors de réunions à distance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fiche technique :

Etude menée par Ipsos sur Internet du 22 au 28 juillet 2014 auprès d’un échantillon de 500 personnes, constituant un échantillon national représentatif des cadres du secteur privé

Etienne Mercier

Directeur du département Politique et Opinion, Ipsos Public Affairs

Christelle Craplet

A la une en ce moment :