Les Français et les maladies chroniques

Première cause de mortalité selon l’OMS et alors qu’un Français sur cinq est atteint d’une maladie chronique, une majorité d’entre eux déclare mal connaître ces pathologies et les comportements préventifs à adopter. Plus grave, ce manque d’information touche les malades eux-mêmes. Le phénomène est d’autant plus inquiétant qu’il concerne aussi bien les comportements à adopter que les causes même de leur maladie et les traitements existants. Beaucoup se sentent laissés pour compte. Dans ce contexte, les malades expriment aujourd’hui des attentes très fortes dans le domaine de la prise en charge globale allant de la sensibilisation aux actions permettant d’éviter la récidive à l’accompagnement à la réinsertion sociale.   

69% des Français sont atteints d’une maladie chronique ou ont un proche qui en souffre actuellement ;

Pourtant, près d’un Français sur deux se déclare mal informé sur les causes des maladies chroniques (58%), sur le dépistage (48%) ou encore les comportements préventifs à adopter ;

Près d’un malade sur deux a le sentiment de manquer d’information sur sa maladie (46%). Beaucoup de personnes souffrant de ces pathologies avouent mal connaître les types de structures qui peuvent les prendre en charge (54%), les causes de leur maladie (53%) ou encore les comportements qu’ils doivent adopter pour éviter la récidive (40%) ;

Plus de 7 malades sur 10 considèrent aussi que l’accompagnement psychologique fait défaut (71%), alors même que beaucoup avouent que la maladie a des conséquences importantes sur leur moral (62%), leur situation professionnelle (48%), leur vie de couple (45%) ou encore leur situation financière (40%) ;

Face à cette situation, les Français et les malades expriment des attentes très proches. Les personnes atteintes de maladies chroniques expriment en priorité le souhait d’un accompagnement global renforcé (53%) devant la mise en place d’actions de sensibilisation visant à limiter le risque de rechute (43%), des accompagnements à la réinsertion sociale (36%) ou encore des aides à domicile (36%) ;

Afin d’optimiser leur prise en charge, ils plébiscitent l’éducation thérapeutique (45%) tout autant que l’accompagnement et le suivi du malade tout au long de la maladie (43%), des actions préventives (41%) ou encore l’optimisation du parcours du soin (38%). 

 

Etienne Mercier

Directeur du département Politique et Opinion, Ipsos Public Affairs

Etienne Mercier

Directeur du département Politique et Opinion, Ipsos Public Affairs

Christelle Craplet

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