Nicolas Sarkozy passe en tête au premier tour

Nicolas Sarkozy progresse de 2 points (29,5%) et dépasse pour la première fois François Hollande (27,5%, -0,5) dans les intentions de vote au premier tour. A droite et au centre, les autres candidats semblent en difficulté : François Bayrou recule de 1,5 point (à 10%) et Marine Le Pen perd 2 points (à 14%). Jean-Luc Mélenchon, lui, continue sa progression (14,5%, +1,5). Il offre au second tour d’excellents reports de voix à François Hollande qui conserve l’avantage au second tour (à 55% contre 45% à Nicolas Sarkozy).

Pour la première fois dans le baromètre Ipsos/Logica Business Consulting pour Le Monde, Radio France et France Télévisions, Nicolas Sarkozy arrive en tête des intentions de vote au premier tour (avec 29,5%). Si les événements de Toulouse n’ont pas eu d’incidence sur les intentions de vote "à chaud", la montée des thématiques régaliennes qui a suivi place le président sortant dans une dynamique favorable (+2 points en une semaine). Il retrouve même chez les retraités un niveau d’intentions de vote comparable à 2007 (41%). Face à la percée de Nicolas Sarkozy, les candidats du centre et de la droite semblent en difficulté. Marine Le Pen perd 2 points (à 14%) et François Bayrou recule de 1,5 point (à 10%). Nicolas Dupont-Aignan ne bénéfice pas de l’équité des temps de parole. Il reste stable à 1%.

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A gauche, la candidature de François Hollande continue de se tasser (-0,5 point à 27,5%) et celle de Jean-Luc Mélenchon de progresser (+1,5 points à 14,5%). Après François Bayrou dans la vague des 23-24 mars, le candidat du Front de Gauche double Marine Le Pen au premier tour, confirmant l’intérêt que les Français portent à sa campagne. Jean-Luc Mélenchon mord de plus en plus sur l’électorat du Parti socialiste. Il obtient 16% auprès des électeurs de Ségolène Royal de 2007 (+5 en deux semaines). Il gagne également quelques points auprès des électeurs de François Bayrou (17%, +4 en deux semaines).

Pour autant, François Hollande reste le favori de l’élection. En effet, si le second tour de l’élection présidentielle avait lieu dimanche prochain, il l’importerait face à Nicolas Sarkozy avec 55% des voix, contre 45%. Il creuse même l’écart par rapport à la semaine dernière (10 points contre 8 les 23-24 mars). Plusieurs raisons expliquent cela. Le rapport de force entre la droite et la gauche évolue à la faveur de la gauche dont les candidats captent 45,5% (+1,5) des suffrages au premier tour contre 44,5% (=) à droite (hors François Bayrou). En outre, même si le score de François Hollande se tasse au premier tour, il bénéficie d’excellents reports de voix des électeurs de Jean-Luc Mélenchon (81% d’entre eux votent pour le candidat socialiste au second tour). Les réserves de voix de Nicolas Sarkozy sont un peu plus limitées. Les électeurs de Marine Le Pen, qui sont désormais moins nombreux que ceux de Jean-Luc Mélenchon, se reportent beaucoup moins sur la candidature de Nicolas Sarkozy au second tour ; à 49% contre 16% à François Hollande et 35% qui n’expriment pas d’intention de vote (en 2007, 63% des électeurs de Jean-Marie Le Pen ont voté pour Nicolas Sarkozy au second tour).

Brice Teinturier

Directeur Général Délégué France, Ipsos (@BriceTeinturier)

Vincent Dusseaux

Directeur d'études, Ipsos Public Affairs

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