La cuisine, une passion française

"La cuisine du quotidien, plus quelques spécialités qui valent le coup" : tel est le niveau de compétence culinaire déclaré par près d'un Français sur deux aux enquêteurs d'Ipsos, pour un sondage réalisé avec Logica Business Consulting, pour Cuisine et Vins de France en partenariat avec Kenwood. Les autres se partagent entre ceux qui cuisinent "au quotidien mais sans plus" (28%) et les véritables cordons-bleus (12%). Sur l'ensemble de l'échantillon, seuls 11% des interviewés avouent ne savoir "rien cuisiner ou presque".

La moitié des Français (49%) déclare "savoir cuisiner au quotidien, plus quelques spécialités qui valent le coup", 12% considèrent être de parfaits cordons-bleus, 28% "cuisinent au quotidien mais pas plus". Au total, près de neuf Français sur dix se retrouvent donc régulièrement derrière les fourneaux. Seuls 11% reconnaissent ne savoir "rien cuisiner ou presque".

Une lecture selon le sexe, l’âge ou le statut marital des personnes interrogées vient enrichir ces enseignements. En effet, les femmes sont davantage expertes que les hommes en cuisine, cette expertise s’affutant avec l’âge. Les femmes de 35 ans et plus se considèrent davantage comme étant de vrais cordons-bleus, tandis que celles de moins de 35 ans se limitent à une cuisine du quotidien agrémentée de quelques spécialités. Chez les hommes, les moins de 35 ans se contentent le plus souvent d'une cuisine au quotidien basique, tandis que les hommes de 35 ans et plus se répartissent en deux catégories, avec d'un côté ceux qui déclarent plus fréquemment ne pas savoir du tout cuisiner (20% contre 11% en moyenne), et de l'autre, ceux qui se considèrent comme des cuisiniers confirmés (42% contre seulement 37% pour les hommes de moins de 35 ans). On observe aussi quelques nuances en fonction du statut marital, les célibataires se déclarant meilleurs cuisiniers que ceux vivant en couple .

Pour 51% des personnes interrogées, les bases de la cuisine qu'elles savent faire aujourd'hui leur ont été transmises par leur mère. C'est encore plus vrai pour les femmes (57% de cet avis), ce qui montre à quel point la relation mère/fille est primordiale dans la transmission du savoir faire culinaire. On apprend ensuite beaucoup dans les livres, les magazines de cuisine et les sites internet (31% de citations, 40% chez les femmes). Près d'un Français sur cinq (19%, 22% pour les hommes) déclare quant à lui avoir appris à cuisiner tout seul, et 15% (18% chez les hommes) ont suivi les conseils de leur conjoint.

Quoi qu'il en soit, la transmission du goût de faire la cuisine apparaît aujourd'hui primordiale dans l’éducation d’un enfant : 95% des personnes interrogées sont de cet avis. L’apprentissage de la cuisine est également considéré par tous comme un très bon moyen de transmettre "le plaisir de bien manger" (99% de cet avis), "la culture de son pays, de sa région" (97%) et les valeurs de la famille (95%).

Etienne Mercier

Directeur du département Politique et Opinion, Ipsos Public Affairs

Emilie Rey-Coquais

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