#DieselGate : qu’en reste-t-il, un an après ?

Voilà un an que l’attention médiatique s’est focalisée sur l’affaire des « moteurs truqués », aussi connue sous le nom du « Dieselgate ». Une affaire qui a ciblé de nombreuses marques du secteur automobile, dont Volkswagen. Mais un an après cette affaire, quelles sont les réelles répercussions sur les consommateurs ? Quel impact cette crise a-t-elle eu sur l’image qu’ils ont des constructeurs ? Sur leurs choix de motorisations pour l’avenir ? De nombreuses questions auxquelles répond la troisième édition de l’étude « Prism’Auto » développée par Ipsos et Prisma Media Solutions sur le secteur de l’automobile. 

Alors que la question des énergies et des motorisations non ou peu polluantes devient une problématique centrale pour nombre de constructeurs, cette étude vise à accompagner ces derniers à communiquer plus efficacement sur leurs modèles électriques et hybrides. Fruit de la collaboration entre les différentes expertises d’Ipsos, cette nouvelle édition de « Prism’Auto » associe des entretiens d’experts, une analyse sémiologique de la façon dont les constructeurs communiquent sur leurs différentes motorisations, une analyse des conversations spontanées sur les réseaux sociaux après le DieselGate ainsi qu’un groupe qualitatif Krisis opposant les partisans des motorisations essence/diesel aux partisans des motorisations alternatives (électriques et hybrides).  

Riche en insights, cette étude nous apprend notamment :

#1
Passés les premiers jours durant lesquels les médias ont parlé de cette affaire, les discussions autour du #DieselGate se sont très rapidement essoufflées dans les conversations sociales. Le #DieselGate est perçu comme une émotion collective, dont l’apogée eut lieu lors de la démission du PDG de Volkswagen et qui n’a finalement que très peu laissé de traces dans l’esprit des consommateurs.

#2
Aucune marque n’est perçue comme plus fiable qu’une autre : toutes les marques sont suspectées d’avoir triché. Si les consommateurs expriment peu d’intérêt quant à la question de savoir combien de grammes de CO2 peuvent émettre les voitures, ils sont en revanche plus suspicieux sur l’ensemble des chiffres qui peuvent être donnés par les constructeurs (comme la consommation de carburant).

#3
Bien que toujours majoritaire, le diesel a perdu en attractivité au contraire des motorisations électriques et hybrides qui ont bénéficié d’un coup de projecteur. Cependant, ni les experts ni les consommateurs n’imaginent un monde complètement électrique : la voiture de demain sera probablement hybride et plus automatisée.

#4
Les discours utilisés sur les motorisations alternatives (hybride ou électrique) utilisent un langage de réassurance intégrant les freins exprimés par les consommateurs dans leurs communications (autonomie, prix etc.), démontrant ainsi que l’électromobilité a encore besoin de convaincre. Une réassurance qui, à force de valoriser des « compromis », limite les évocations séduisantes sur ces modèles et limite la valorisation des avantages émotionnels des véhicules comme le confort, le design ou le plaisir.

Découvrez notre entretien d'expert :


Accédez aux résultats de l'étude :

Françoise Hernaez Fourrier

Directrice du Planning Stratégique, Ipsos Connect

Jérémy Daumard

Planneur stratégique senior, Ipsos Connect

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