Print, tablettes, autres écrans : Les nouveaux usages des moins de 20 ans

Si l’on s’en tient à l’horizon des 5 à 10 ans à venir, des lignes de force s’imposent quant au consommateur de demain. Mais au-delà de ce qui peut apparaître comme des évidences (comme la poursuite de cette méga-tendance de la digitalisation de notre société), encore faut-il en formuler les implications, qui constituent autant d’enjeux essentiels aux yeux des experts Ipsos Rémy Oudghiri, Agnès Gilbert et Françoise Hernaez-Fourrier, dont nous vous proposons de découvrir ici les propos croisés.

Cette nouvelle vague de résultats révèle l’accélération des équipements en terminaux connectés : près d’un foyer avec enfants sur deux dispose désormais d’une tablette (contre seulement 22% en 2012). Surtout, l’équipement individuel des jeunes s’envole : un adolescent sur cinq utilise désormais une tablette pour son propre usage, celle-ci rejoignant la panoplie déjà large de ses terminaux personnels (smartphone, PC, console, TV). Du côté d’internet, les plus jeunes (7-12 ans) privilégient toujours le divertissement (jeux, vidéo, musique) quand les adolescents se consacrent d’abord à la communication sociale. Facebook reste dominant (80% d’utilisateurs), mais recule légèrement, au profit de Twitter et des nouvelles messageries instantanées (WhatsApp, SnapChat), qui connaissent un succès fulgurant, échappant au contrôle des parents et protégeant mieux l’intimité et la vie privée des jeunes internautes.

 

Cette transformation rapide des usages n’induit pas pour autant un accroissement du temps total passé devant les écrans, qui reste stable. La consultation des tablettes et smartphones se fait au détriment du PC, et souvent en simultané avec d’autres écrans (multitasking TV/ smartphone, TV/console…). Surtout, le « temps connecté » atteint peut-être un niveau de saturation (2 jeunes sur 3 dinent déjà régulièrement seuls devant un écran !), enfants et adolescents exprimant toujours un besoin fort de vivre aussi dans « le monde réel » : lire des livres et des magazines, jouer, sortir et discuter avec ses amis, faire du sport ou des activités extra-scolaires,…

 

« Génération connectée », certes. But not « always on ».

 

Matthieu Guillaume

Directeur de Clientèle, Ipsos Connect

Les derniers commentaires :

Eric LEGUAY

Le 01/04/15 à 09h24

Il aurait été judicieux de ne pas utiliser le terme "addiction" pour désigner la pratique du jeu vidéo, l'addiction est une maladie très grave et jouer aux jeux vidéos n'est pas une maladie. Que le jeu vidéo soit chronophage c'est une réalité, qu'il soit séduisant, passionnant comme un autre loisirs, c'est une évidence. On ne parle pas d'addiction pour un fan de foot, une fashionista ou un fan de séries télés, alors évitez les amalgames douteux. Merci

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