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  Coups de Sonde
68.  UN CINQUIEME DES AMERICAINS S'EST DEJA DROGUE
67.  GROSSESSES ALCOOLIQUES ET TABAGIQUES
66.  LES AMERICAINS AIMERAIENT ETRE ASSASSINES
65.  SAINT-VALENTIN, VIN ROUGE ET BAIN BOUILLONNANT
64.  LES DANGERS DU THE ET DU MASSAGE
63.  LES INFIRMIERES ECHAPPENT A LEUR VIEILLE CARICATURE
62.  LES ECCLESIASTIQUES BRITANNIQUES NE CROIENT PAS EN  ADAM ET EVE
61.  L’AMERIQUE TIRAILLEE PAR LE CAS ELIAN
60.  LA BOURRE DE L’AN 2000
59.  LES RENDEZ-VOUS COMPENSES NIPPONS
58.  LA TYRANNIE DE LA MAJORITE PICTURALE
57.  LES BABY BOOMERS FONT DE LA RESISTANCE
56.  BUSINESS TRAVEL: DES SAVONS MAIS PAS DE PORTABLE
55.  LIBERTE D'EXPRESSION ET CACA D'ELEPHANT
54.  QUAND LES FEMMES SONT INSENSIBLES A LA MODE

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  68. UN CINQUIEME DES AMERICAINS S'EST DEJA DROGUE



Un Américain sur cinq avoue avoir cédé aux paradis artificiels et néanmoins illégaux. Ce chiffre envoûtant est révélé par l'institut de sondage Zogby qui a interrogé 1031 adultes du 8 au 10 mars. L'enquête indique que la proportion de “drogués” varie considérablement avec l'âge des répondants. Seulement 2,5% des plus de 65 ans ont essayé une drogue ; mais plus d'une personne sur dix chez les 50-64 ans (13%), plus d'un quart des 30-49 ans (27%), et plus du tiers des 18-24 ans ont déclaré avoir testé un produit illicite. Le phénomène semble se démocratiser, en particulier chez les jeunes générations. La plupart des personnes ayant admis avoir pris de la drogue déclarent avoir commencé par curiosité (70%). Pour d'autres, la pression des proches était trop forte (14%). Plus minoritaires sont ceux qui ont essayé la première fois simplement parce qu'on leur en offrait l'opportunité (6%). Peu de personnes déclarent, en revanche, trouver refuge dans la drogue pour échapper à divers soucis. Les tracas du quotidien ou d'autres raisons n'ont été cités que par 5% des interviewés alors que 3% ne savent plus vraiment pourquoi ni comment ils ont commencé. Parmi les personnes n'ayant jamais essayé, la moitié d'entre eux se déclarent tout bonnement sans intérêt pour la chose. Pour une personne sur cinq, l'usage de drogue est contraire à un principe moral. Un sondé sur dix a eu peur des conséquences physiques que la prise de drogue peut engendrer, 5% craignent des effets pervers tout particulièrement pour leurs relations familiales. Quelques-uns ont encore évoqué la peur des réactions de leurs parents (3%), ou moins imaginativement l'absence d'opportunité (2%)…
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  67. GROSSESSES ALCOOLIQUES ET TABAGIQUES



Les habitudes vicieuses seraient-elles plus forte que l’instinct pré-maternel ? Toujours est-il que la grande majorité des 2000 femmes enceintes interrogées en Grande-Bretagne déclarent ne faire aucun effort particulier concernant leur santé pendant leur grossesse. Elles continuent, en particulier, de boire et de fumer comme si de rien n’était. Seulement 11% des femmes abandonnent l'alcool en devenant enceinte, et 26% arrêtent le tabac. La rédactrice en chef du "Pregnancy & Birth Magazine", qui a commandé l'étude, pense que ces chiffres alarmants sont liés au manque d'information. Les jeunes couples n'auraient pas conscience du danger encouru par le fœtus... Par ailleurs, un tiers des femmes avouent ressentir pendant leur grossesse des envies compulsives et irrépressibles pour certains aliments: certains fruits (rouges ?), du chocolat ou même … une bonne tranche de bacon.

Neuf femmes enceintes sur dix déclarent avoir très peur de l'accouchement. L'âge moyen des personnes interrogées en passe de devenir mère pour la première fois est de 28 ans, soit bien plus tard que pour la génération précédente. Les deux-tiers des femmes enceintes sont mariées, un quart ne l'est pas mais habite avec son ami, et 9% sont célibataires. Les trois-quarts des sondées avaient programmé et désiré leur grossesse. Difficultés économiques obligent, la moitié des couples britanniques avaient depuis longtemps commencé à mettre de l'argent de côté pour pouvoir élever leur futur enfant. Comme quoi le principe de précaution n’est pas toujours méconnu.


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  66. LES AMERICAINS AIMERAIENT ETRE ASSASSINES



Un sondage réalisé outre-Atlantique par l'institut Zogby pourrait bien relancer le débat autour l'influence de la télévision sur la santé mentale des individus. Les réponses à la question, posée à 1149 personnes, "si vous pouviez choisir, comment aimeriez-vous mourir ?" peuvent en effet surprendre. Un Américain sur cinq choisirait de mourir … flingué ! L'influence des séries B, une certaine fascination pour la mort violente, ou plus prosaïquement la peur de souffrir, toujours est-il que le "gunshot" est la réponse la plus souvent citée par les interviewés. En deuxième position, les Américains déclarent leur penchant pour l'accident. Evidemment au pays de la démesure, on préférerait un bon accident d'avion, le "plane crash", qui séduit 16,5% des interviewés, au banal accident de la route, qui, en recueillant tout de même 11% des suffrages, se place au pied de ce podium, particulier s'il en est. La maladie s'intercale entre ces accidents, et prend ainsi la médaille de bronze, avec 14% des citations.L'eau et le feu sont incontestablement les éléments les plus redoutés. La noyade est fortement impopulaire, seulement 6% des sondés l'ont choisie. Mais la pire des façons de mourir pour les Américains est sans conteste le décès dans un incendie : moins de 1% des réponses… Quelques 30% des personnes interrogées, dubitatives ou originales, ont toutefois refusé d'entrer dans le jeu de cette étonnante question.
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  65. SAINT-VALENTIN, VIN ROUGE ET BAIN BOUILLONNANT



Les Américains en quête de leur " Valentine " pour passer la soirée du 14 février feraient bien d'éviter le bureau. D'après un sondage réalisé par Opinion Research Corporation auprès de 690 adultes interrogés du 20 au 23 janvier 2000, six Américaines sur dix (59%), même célibataires, refuseraient un rendez-vous galant avec un collègue. Les dits collègues semblent un peu moins réfractaires, puisque la moitié d'entre eux (47%) n'y verrait aucun inconvénient. Ils ont toutefois peu de chance de dénicher l'âme sœur sur leur lieu de travail.Rendez-vous pris, reste à préparer la fameuse soirée. Rien ne doit être laissé au hasard, et les nombreuses enquêtes d'opinion publiées sur ce thème outre-Atlantique tissent le fil rouge de la soirée idéale : en premier lieu, offrir à sa dulcinée une… bonne bouteille de vin ! Celle-ci sera en effet plus appréciée que les bonbons ou autres sucreries qui font grossir ou gâtent les dents: les deux tiers des 732 personnes sondées par le Survey Site Research en janvier dernier déclarent que le vin "ouvre le chemin du cœur, ce qui n'est pas le cas du sucre". Pour bien faire, il faudra déboucher la bouteille "devant la cheminée", endroit rêvé par plus d'un quart des sondés (28%). A défaut, optez pour la cuisine, pendant que vous mitonnerez avec votre invité(e) un bon petit plat (25% des réponses). Etes-vous dépourvu de cheminée et même de talents culinaires ? Dirigez-vous sans hésiter vers la salle de bain, et trinquez dans un bain moussant (endroit chaudement recommandé par 17% des Américains). Les plus entreprenants - et les moins imaginatifs - entraîneront sa ou son partenaire vers la chambre à coucher, l'idéal pour apprécier le nectar de Bacchus, pour 9% des personnes interrogées.
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  64. LES DANGERS DU THE ET DU MASSAGE



Les collégiennes de Tokyo ont intérêt à rester sur leur garde. Une enquête menée par le syndicat des enseignants des établissements publics de la capitale japonaise, et publiée par l'agence Kyodo News, montre que certains enseignants pratiquent un harcèlement sexuel plus ou moins sournois. Environ 10% des 500 collégiennes interrogées déclarent que leurs professeurs masculins leur ont innocemment "demandé de leur servir du thé". Plus ambigu encore, la même proportion a subi le conseil de "se conduire de façon plus féminine". Curieusement, le pourcentage reste identique au fur et à mesure que les professeurs lubriques s'enhardissent : ce sont toujours 10% des collégiennes qui ont essuyé des "regards appuyés sur leurs corps", 10% à qui leurs enseignants ont affectueusement suggéré de leur "masser les épaules" et 10% qui disent "avoir été touchées par un professeur".Cette fâcheuse propension à utiliser le statut d'enseignant à des fins sexuelles menace dès les dernières classes de l'école primaire où ces pratiques concernent environ une élève sur vingt. Les trois quarts des filles de 10 à 12 ans connaissent l'expression de "harcèlement sexuel". Et ce pourcentage culmine à 90% dans la tranche d'âge 12-15 ans. Le gouverneur d'Osaka a démissionné le mois dernier pour cause d'harcèlement sexuel.
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  63. LES INFIRMIERES ECHAPPENT A LEUR VIEILLE CARICATURE



L’image des infirmière s’est singulièrement améliorée dans l’opinion britannique depuis quinze ans. Les vieux clichés qui parasitaient la réputation de ce vaillant corps sanitaire en ont pris un coup, selon une enquête de l’institut Mori réalisée pour le Royal College of Nursing et Nursing Times magazine. Désormais, seulement 6% des sondés considèrent que les infirmières ont un "attrait sexuel" particulier tandis que 8% persistent à croire qu’elles sont "très autoritaires". Autre évolution notable : seulement une personne interrogée sur dix estime que cette profession est mieux exercée par les femmes, contre trois sur dix en 1984. Les Britanniques ne tarissent pas d’éloges sur les infirmières. Huit sondés sur dix les décrivent comme des personnes "travaillant très durement" tout en réussissant à être "soigneuses et compréhensives". Mieux encore, six sur dix leur reconnaissent l’inestimable qualité d’être "tout aussi attentives aux besoins physiques qu’émotionnels de leurs malades". D’où le souhait largement exprimé que leurs rémunérations et leurs conditions de travail soient améliorées.
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  62. LES ECCLESIASTIQUES BRITANNIQUES NE CROIENT PAS EN  ADAM ET EVE



 On peut être ecclésiastique et ne pas croire à l’ancien Testament. La BBC a tenté de faire l'état des lieux des croyances religieuses, en adressant un questionnaire à 1000 personnes occupant une place influente dans la société britannique : hommes politiques, éditorialistes, scientifiques, enseignants et même … ecclésiastiques.

Toute confessions confondues, Anglicans, Méthodistes ou Catholiques, les hommes d'Eglise sont nombreux à douter de l'ancien Testament. A peine 3% d'entre eux croient que "Dieu a créé le monde en six jours", et les trois quarts estiment qu'Adam et Eve n'ont jamais existé. Si 75% des ecclésiastiques croient en l'Immaculée Conception, un sur quatre avoue tout de même douter de ce dogme. La majorité des hommes d'Eglise pensent cependant que Dieu "influence les événements sur Terre", et presque tous considèrent que les dix commandements sont aujourd'hui encore applicables.

De toutes les catégories de personnes interrogées, les scientifiques sont les plus dubitatifs quant aux croyances religieuses. Répondant "non" à pratiquement toutes les questions, ils affichent avec véhémence leur scepticisme, croyant dur comme fer que tout cela n'existe pas. Les hommes politiques semblent les plus indifférents : un quart seulement des questionnaires a été renvoyé à la radio. Les enseignants sont enfin les plus partagés, les "croyants" représentant à peu de choses près la moitié de l'effectif de cette catégorie. Quarante pour cent d'entre eux croient par exemple au paradis. Mais pas forcément sur Terre...


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  61. L’AMERIQUE TIRAILLEE PAR LE CAS ELIAN



Elian Gonzalez, six ans, se retrouve au centre d'un débat qui passionne l'Amérique. Il se cramponnait à sa chambre à air, au large de Fort Lauderdale, Floride, lorsque les garde-côtes l'ont recueilli le 25 novembre. Lui, sa mère et une dizaine d'autres Cubains essayaient de s'introduire clandestinement aux Etats-Unis. Leur embarcation a fait naufrage. L'enfant est apparemment le seul rescapé. Il vit actuellement chez son grand-oncle et sa grand-tante, en Floride.

Le père d'Elian, resté à Cuba, réclame son retour. Plusieurs enquêtes d'opinion montrent l’embarras de l'Amérique. Selon le sondage CNN/USA Today/Gallup, environ 45% des personnes interrogées estiment qu'Elian devrait rester aux Etats-Unis, et la même proportion pensent qu'il serait préférable pour lui qu'il retourne chez son père. En revanche, lorsque ABC News pose la même question en précisant que sa mère est morte, une majorité (46%) se dégage en faveur du retour à Cuba du jeune garçon, 33% préférant qu'il reste aux Etats-Unis (17% ne se prononcent pas). En Floride du Sud, 90% de la communauté d'Américains d'origine cubaine déclarent que l'enfant doit rester. Parmi les non-cubains de cette région, un tiers est du même avis, mais la moitié estime préférable son retour à Cuba, selon le sondage publié par le Miami Herald. Selon CNN, l'histoire d'Elian est suivie de près par les quatre-cinquième de l'Amérique. Le jeune garçon, pour sa part, attend chez son grand-oncle la décision de l'Office de l'immigration et de la naturalisation.


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  60. LA BOURRE DE L’AN 2000



Jeunes filles, prenez garde à la soirée du 31 décembre 1999 ! Le bug informatique vous menace moins que la lubricité des jeunes mâles excités par le syndrome Y2K. La moitié des jeunes de 16 à 21 ans ont la très ferme intention de conclure les festivités de la fin du millénaire par un assaut sexuel en bonne et due forme. C’est du moins ce qu’indique une enquête internationale (5000 personnes interrogées dans 14 pays) diligentée par la célèbre marque de préservatifs Durex.

Les jeunes Canadiens apparaissent les plus chauds : 63% d’entre eux rêvent à des galipettes de fin d’année. Contrairement à la réputation odieuse qui leur est parfois faite, les Britanniques ne sont guère plus froids : 60% de candidats à la hot night. Les délices de l’Orient ne sont pas ce que l’on croît. Les jeunes Chinois de Taïwan seront nettement moins polissons. Seulement 15% d’entre eux entendent faire l’amour cette nuit-là. Au total, 17% des jeunes vierges de ces quatorze pays jugent cette occasion idéale pour perdre leur innocence sexuelle. Fort heureusement, les deux-tiers des membres de cette ardente jeunesse prévoient d’utiliser un préservatif.


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  59. LES RENDEZ-VOUS COMPENSES NIPPONS



Ce n’est pas de la faute des adolescents s’ils se prostituent. Tel est le résultat choc d’une récente enquête d'opinion réalisée par la municipalité de Tokyo auprès de 2074 habitants : 34% des personnes interrogées "désapprouvent fortement" le comportement des jeunes pratiquant "l'enjo kosai", dont la traduction pudique et littérale est "rendez-vous avec compensation". Les autres sondés focalisent leur opposition sur "la faute des adultes" (30%) ou "l'augmentation du nombre d'adultes à la vie dissolue" (36%).Cette enquête nous informe des relations assez particulières qu'entretiennent les adultes Japonais vis à vis de la jeunesse. Ils ne sont, par exemple, pas choqués outre mesure par la polychromie capillaire des adolescents : 27% acceptent de voir les jeunes se teindre les cheveux, 21% n'y voient pas d'objection, et 6% jugent même cette pratique plutôt "tendance". L'image d'Epinal du Japonais avant tout sérieux et travailleur est sérieusement ébranlée par les réponses aux questions concernant l'école buissonnière. Seulement un tiers des sondés condamne cette pratique, apparemment assez courante au pays du soleil levant, en rappelant que "les enfants doivent aller à l'école pour préserver leur avenir". Mais 22% rejettent la faute sur l'école, "qui doit prendre des mesures préventives" pour éviter "la sèche". Plus indulgents sont encore les 15% de personnes qui répondent que "si les enfants ne veulent pas aller à l'école, il faut respecter leur choix" ou les 14% qui estiment que "l'école n'est pas tout". Les Japonais seraient-ils à ce point respectueux de la précieuse liberté d’une jeunesse qu’ils idéaliseraient ? Point donc ! Nos sondés les jugent finalement plutôt "égocentriques" (52%), "irresponsables" (35%) ou "trop impatients" (35%). C’est l’Orient compliqué.
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  58. LA TYRANNIE DE LA MAJORITE PICTURALE



Deux peintres russes dissidents, Vitaly Komar et Alexander Melamid, ont émigré aux Etats-Unis en 1978. Surpris de l'importance accordée aux multiples études d'opinion outre-Atlantique, les artistes ont eu l'idée de peindre les tableaux les plus et les moins plaisants pour l'ensemble d'une population, sur la base de sondages réalisés dans 14 pays. Chaque fois, un échantillon représentatif a été interrogé sur des questions comme "si vous aviez à accrocher un tableau chez vous, de quelle couleur voudriez-vous qu'il soit" ou "préféreriez-vous un tableau avec des animaux domestiques ou sauvages" etc. Trente-trois œuvres ainsi réalisées parcourent le monde dans l'exposition itinérante "The People Choice" . Des œuvres quasiment toutes… identiques.

Les artistes ont en effet été frappés de la similitude des goûts à travers le monde. Quel que soit le pays où le sondage a été réalisé, les personnes interrogées ont majoritairement voulu une toile figurative, "qui ressemble le plus possible à une photographie", de couleur bleue, représentant une scène extérieure, avec des animaux sauvages, de l'eau, et des personnages "ordinaires" se divertissant au soleil, le tout dans une atmosphère plus festive que sérieuse. L'abstraction, les lignes trop droites et les formes trop géométriques sont rejetées partout, concourant ainsi à l'homogénéité des toiles "les moins plaisantes". Komar et Melamid présentent leur exposition comme une illustration de la "tyrannie de la majorité", qu'ils n'hésitent pas à comparer au régime politique de l'URSS de leur enfance.

Reste qu’une question gênante n’a pas été posée. Ces tableaux-là plaisent-ils réellement au public ? Si tel n’est pas le cas, la démonstration perd singulièrement de sa force.


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  57. LES BABY BOOMERS FONT DE LA RESISTANCE



La société ne se débarrassera pas aisément des babyboomers. Une enquête nationale commandée aux Etats-Unis par la société Del Webb Corporation, spécialisée dans le troisième âge, met en relief la fureur de (continuer à) vivre des anciens adeptes du "Flower Power" dans les années soixante. L’enquête porte sur la tranche d’âge des 48-52 ans. Ces "now-aging Baby Boomers" ont un moral d’acier : 91% prédisent qu’ils seront "heureux" pendant leur retraite. Mais que les plus jeunes ne s’en réjouissent pas trop vite. Cette génération n’a nullement l’intention de dételer purement et simplement. Une douce retraite bercée par de paisibles loisirs, très peu pour eux. Plus de 60% entendent travailler plus de vingt heures pendant leur "retraite"… qu’ils imaginent prolonger trente ans !

Encore ces hyper-actifs veulent-ils, au préalable, avoir accumulé un pactole suffisamment épais pour jouir confortablement du ralentissement contrôlé de leur activité professionnelle. Aujourd’hui, en dépit de la hausse fulgurante des actifs boursiers, le compte n’y est pas : 60% des boomers sondés pensent qu’ils n’auront pas assez de sous pour se reposer à 55 ans. Les deux-tiers d’entre eux ne veulent pas arrêter avant d’avoir accumulé au moins 1,2 millions de francs. Ce dynamisme n’exclut pas le souci des rides. Cette génération qui a tâté de la Marijuana ou du LSD est désormais tentée par une nouvelle drogue "anti-vieillesse". Serait-il raisonnable de l’inventer ?


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  56. BUSINESS TRAVEL: DES SAVONS MAIS PAS DE PORTABLE



On ne plaindra jamais assez les hommes d'affaires. Toujours entre deux avions, perdus en contrées inconnues, aux prises avec d'exotiques climats et d'étranges nourritures, reclus dans des chambres d'hôtel au luxueux anonymat…A toute chose, malheur est cependant bon. D'après un sondage réalisé par la chaîne d'hôtels Holiday Inn Express auprès de 1000 hommes et femmes d'affaires en transit dans leurs hôtels, 87% d'entre eux avouent profiter de leurs déplacements pour faire du tourisme. C'est le meilleur moment du voyage pour la moitié de sondés, les autres - blasés ou moins curieux - préférant "prendre un bain à l'hôtel", récupérer mesquinement divers produits (shampoings, savons, etc.) ou simplement apprécier de "se retrouver très loin du bureau" (3% des réponses).Nos "business-voyageur" s'astreignent néanmoins à une discipline rigoureuse. Pour tenir, il faut se ménager : les trois-quarts ne travaillent jamais dans la soirée, mais préfèrent "se relaxer". Plus d'un décideur sur deux n'emporte pas avec lui d'ordinateur portable. Pour garder la ligne aussi, le code de conduite est strict. "Ne jamais se resservir aux buffets des hôtels" pour 57% des personnes interrogées ou "prendre toujours le même petit déjeuner" pour 47% d'entre eux. Le mal du pays guette enfin les business travellers. Plus de six hommes sur dix téléphonent à leur compagne chaque soir lorsqu'ils sont en déplacement, (ce n'est le cas que de 54% des femmes). En outre, 44% des hommes emportent toujours avec eux une photo de leur chère et tendre alors qu'à peine 20% des femmes en font autant. Question de sensibilité ou de bonne conscience ?
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  55. LIBERTE D'EXPRESSION ET CACA D'ELEPHANT



A-t-on le droit, aux Etats-Unis, d'exposer, dans un musée subventionné par des fonds publics, une "peinture" de la Vierge Marie entourée d'excréments d'éléphant et de coupures pornographiques ? Cette grave question agite depuis quelques semaines le microcosme new-yorkais. Indigné, le sévère maire de la grande cité, Rudolph Giuliani, a menacé le Brooklyn Museum of Art de lui couper les vivres. Gênée, son adversaire démocrate Hillary Clinton a répliqué en mettant l'accent sur la liberté d'expression religieusement défendue par le "First Amendment".

Précisément, un sondage commandé par le "First Amendment Center" met en relief l'attachement des Américains aux libertés. Une majorité (57% contre 39%) des 502 sondés (les 29 et 30 septembre 1999) estiment que le musée a le droit de présenter cette exposition très justement dénommée "Sensation". De même jugent-ils que le gouvernement ne doit pas pouvoir interdire cette manifestation sous prétexte que l'Etat soutient financièrement le musée. La tolérance artistique semble de mise aux Etats-Unis: 85% des personnes interrogées affirment que les gens ont le droit de se rendre dans des expositions qui peuvent en choquer d'autres.

Il reste que seulement 25% de l'Amérique profonde a entendu parler de cette sombre affaire.


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  54. QUAND LES FEMMES SONT INSENSIBLES A LA MODE



Il faut être un indécrottable misogyne pour s'imaginer que les femmes se laissent guider, dans leurs achats vestimentaires, par les charmes de la mode ou la tentation de l'imitation. C'est, à tout le moins, la conclusion qui se dégage d'une enquête réalisée aux Etats-Unis pour la firme "Fashion Bug" auprès de "plusieurs centaines de femmes". Seulement 7% de ces fortes têtes ont avoué être influencées par ce que portent les autres femmes autour d'elles. Pas plus de 3% de ces inflexibles sondées déclarent ne pas demeurer insensible aux styles véhiculés par la télévision ou le cinéma. Les magazines de mode eux-mêmes n'auraient, à en croire ce très curieux "sondage", pratiquement aucun effet (5%) sur la manière de se vêtir des Américaines.

Comment font-elles alors ? Les deux tiers disent user de catalogues et de publicité pour déterminer en conscience leur style personnel puis choisir sagement les vêtements adaptés à chaque usage. Par un heureux hasard, "Fashion Bug" s'efforce d'offrir une production diversifiée pour que "chaque femme" trouve la traduction habillée de son irréductible individualité.


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