Pourquoi s’intéresser à la ville en 2008 ?
En ce début de 21ème siècle, plus de la moitié de la population du globe vit en ville. En 150 ans, les agglomérations de plus de 10 millions d’habitants sont passées de 3 à 20. Chaque jour plus de 18000 personnes s’installent en ville. En 2030, 60% de la population mondiale sera urbanisée.
Partant de ces constats, Veolia, acteur leader des services à l'environnement (eau, gestion des déchets, services énergétiques et transport) a confié à Ipsos la création d’un nouvel observatoire de la qualité de vie en ville pour « Comprendre et imaginer les mondes urbains avant qu’ils ne grandissent sans précautions » comme le souligne Henri Proglio, Président de Veolia Environnement.
L’Observatoire des modes de vie urbain se place donc dans une logique anticipatoire pour réfléchir et inventer aujourd’hui les liens sociaux, gestion de l’espace et services collectifs qui seront nécessaires demain, en tenant compte des dimensions aménagement, transport, sécurité, santé. Et pour cela la matière première est constituée des aspirations des populations : le fait d’être urbain crée-t-il une certaine similitude entre les modes de vie et les attentes, que l’on vive à Paris, Chicago ou Alexandrie ?
Que pensent les urbains de leur cadre de vie ?
De cette première vague d’enquête il ressort clairement que les citadins éprouvent des sentiments ambivalents à l’égard de la ville. Celle-ci apparaît à la fois comme un formidable espace de liberté aux possibilités de loisirs et de vitalité économique quasi infinies, et comme un espace où la pression économique et sociale est à son comble et difficilement supportable. « Pour bien vivre en ville, il faut très bien gagner sa vie » est un jugement assez généralisé et exacerbé chez les New-Yorkais, Shanghaiens, Londoniens et Pékinois.
Les personnes interrogées se sentent également très agressées par la pollution et les embouteillages qui ressortent comme les 2 principales raisons de désamour avec la ville.
Quelle que soit la ville regardée, le rythme des urbains est partout vécu comme stressant : la journée type varie très peu d’une ville à l’autre et partout les urbains aspirent à davantage de temps personnel, dont les privent des temps de transport importants.
Malgré ces aspects négatifs, 75% des personnes interrogées revendiquent le fait de vivre en ville comme un choix délibéré. Et au global la balance des sentiments penche plutôt vers les pensées positives (commodité, attachement, convivialité…) que négatives (stress, saturation, insécurité…).
Et la ville de demain ?
Avant de penser le futur des villes, deux fondamentaux sont à assurer en priorité : un coût de la vie acceptable et une sécurité des biens et des personnes garantie. Ce préalable étant posé, on peut aborder des questions d’environnement, d’équipement, d’organisation et de services. A l’évocation du futur, une certaine crainte s’exprime concernant le risque grandissant de surpopulation, villes chinoises en tête. Mais parallèlement les interviewés sont confiants sur l’évolution des transports en commun et la gestion toujours plus rationnalisée des équipements et des services.
Quelques records :
- La ville la plus peuplée est Shanghai avec 18 670 000 habitants,
- La densité de population la plus élevée se trouve à Paris avec 20433 habitants/km2,
- On vit le plus vieux à Tokyo avec 82 ans d’espérance de vie,
- Les villes les plus riches, les plus consommatrices d’électricité et les plus polluantes sont Chicago, Los Angeles et New York,
- Se déplacer en bus coûte peu cher à Pékin (0,19 $ le ticket contre 4,14 $ à Londres),
- Aller au cinéma est très coûteux à Sydney (20,14 $ la place contre 4,32 $ à Alexandrie),
- Le prix d’un i-pod varie de 252 $ à Tokyo à 400 $ à Prague.
Données Techniques :
- Enquête quantitative menée de septembre à décembre 2007, en mode On Line,
- 8500 personnes interrogées dans 14 villes (Alexandrie, Berlin, Chicago, Londres, Los Angeles, Lyon, Mexico, New York, Paris, Pékin, Prague, Shanghai, Sydney et Tokyo),
- Enquête qualitative complémentaire auprès de groupes d’urbains âgés de 20 à 27 ans.