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Présidentielle : Ségolène Royal bénéficie peu de son discours à Villepinte, Nicolas Sarkozy poursuit la course en tête et François Bayrou confirme sa place de troisième homme, devant Jean-Marie Le Pen qui se tient en embuscade.



14 février 2007 - Les deux vagues d’intentions de vote conduites par Ipsos pour Le Point, avant et après l’intervention de Ségolène Royal à Villepinte, témoignent d’un impact relatif de son discours dans l’opinion. Nicolas Sarkozy confirme son avance sur la candidate socialiste, qui voit également sa cote de popularité chuter ce mois-ci. La troisième place est plus disputée entre Jean-Marie Le Pen et François Bayrou, ce dernier l’emportant aujourd’hui de peu.

Le sondage

Malgré une légère progression des intentions de vote en sa faveur après son discours de Villepinte, Ségolène Royal reste loin derrière Nicolas Sarkozy…

Créditée de 25% des intentions de vote juste avant de présenter son pacte présidentiel pour la France, Ségolène Royal progresse légèrement au lendemain de son discours à Villepinte (27% ; +2 points), mais sans qu’il ne se dégage de réel élan en sa faveur, y compris auprès des sympathisants socialistes : 65% voteraient pour elle après son discours, ils étaient 66% avant.

Ségolène Royal demeure donc largement derrière Nicolas Sarkozy, crédité de 34% d’intentions de vote (-2 points). Au deuxième tour, le rapport de force est également défavorable à la candidate socialiste : 47% des Français (+1 point après son discours) voteraient pour elle, contre 53% (-1 point) qui lui préfèrent Nicolas Sarkozy.

En terme de potentiel électoral (les personnes se disant certaines ou prêtes à voter pour un candidat), dont la dernière mesure remonte au mois dernier, Ségolène Royal perd six points : 56% des Français pourraient voter pour elle, dont 14% qui l’affirment avec certitude (-7 points). A l’inverse, Nicolas Sarkozy voit son potentiel électoral progresser (63% : +7 points).

… et voit sa popularité se détériorer considérablement

La dernière vague du baromètre Ipsos-Le Point, réalisée début janvier, plaçait Ségolène Royal en haut de la hiérarchie des personnalités politiques préférées des Français (juste derrière Bernard Kouchner et devant Nicolas Sarkozy). Elle perd quatre places ce mois-ci et se retrouve en sixième position, derrière Bernard Kouchner, Nicolas Sarkozy, François Bayrou, Jean-Louis Borloo et Michèle Alliot-Marie. A peine un Français sur deux (50% ; -9 points) déclare avoir une bonne image de Ségolène Royal, son niveau le plus bas depuis novembre 2005.  

Sa popularité se détériore aussi bien auprès des sympathisants de droite (28% ; -7 points) que de gauche (79% ; -7 points), même si elle demeure en tête de hiérarchie chez ces derniers. La polémique autour de certains propos qu’elle a tenus à l’étranger ont eu un effet indéniable sur son image, y compris dans son propre camp.

 

François Bayrou confirme son ascension, même si Jean-Marie Le Pen le talonne

François Bayrou confirme sa place de « troisième homme » derrière les deux principaux prétendants à l’Elysée. Il est désormais crédité de 14% d’intentions de vote : en un mois, il a ainsi gagné 4 points. Son potentiel électoral progresse également (59% ; +14 points), le seuil symbolique de la majorité absolue étant franchi. François Bayrou devance désormais Ségolène Royal sur ce critère, et sa volonté d’incarner le centre semble entendue puisqu’environ deux tiers des sympathisants UMP (62% ; +19 points) et des sympathisants PS (66% ; +16 points) déclarent qu’ils pourraient lui apporter leur voix.

Sa cote de popularité progresse considérablement : 60% des Français affirment désormais en avoir une bonne image (+11 points). Il devient ce mois-ci, à égalité avec Nicolas Sarkozy, la deuxième personnalité politique préférée des Français, derrière Bernard Kouchner mais devant Ségolène Royal. François Bayrou bénéficie d’un surcroît de bonnes opinions à droite (67% ; +10 points) mais surtout à gauche et tout particulièrement auprès des sympathisants socialistes (67% ; +18 points).

Si François Bayrou connaît ce mois-ci une très nette amélioration de son image, sa place de troisième homme en termes d’intentions de vote demeure néanmoins fragile. Il est en effet talonné par le leader du Front National qui recueillerait 13% des suffrages en cas d’élection anticipée. Les autres candidats peinent en revanche à émerger, aucun ne dépassant la barre de 3%. José Bové, qui a annoncé qu’il serait bien candidat, est crédité de 2% des intentions de vote.

L’exécutif voit son image s’améliorer légèrement

Notons enfin que la popularité de l’exécutif progresse quelque peu par rapport au mois dernier. La cote de popularité de Jacques Chirac, avec 46% de jugements favorables, progresse de 5 points (et fait oublier sa baisse de début janvier), celle de Dominique de Villepin d’un point (avec 40% d’opinions favorables).

Quant à Jean-Louis Borloo, il confirme sa progression du mois dernier, même s’il tombe au pied du podium pour laisser la troisième place à un autre ministre dont l’image progresse fortement… à savoir Nicolas Sarkozy (60% ; +7 points).  

Christelle Craplet 
Chargée d'études - Ipsos Public Affairs 
christelle.craplet@ipsos.com



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SONDAGE EFFECTUE POUR : LE POINT

DATES DU TERRAIN : Les 9 et 10 Février 2007

ECHANTILLON : 944 personnes constituant un échantillon national  représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, inscrite sur les listes électorales.

METHODE : Etude réalisée par téléphone.

Quotas : sexe, âge, profession du chef de famille, catégorie d’agglomération, région

Les résultats des intentions de vote ne constituent pas un élément de prévision du résultat électoral. Ils donnent une indication significative de l’état du rapport de forces actuel pour les configurations de candidatures testées.Comme pour toute enquête quantitative, cette étude présente des résultats soumis aux marges d'erreur inhérentes aux lois statistiques.Afin d'être au plus près de la population des votants potentiels, les intentions de vote sont calculées sur la base des électeurs inscrits se déclarant certains d'aller voter, soit 77% des personnes interrogées.

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